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| Le Groupe de réflexion-action "DIPOLEAU" : archives |
Directive-fille sur les substances prioritaires
Dans l’article 16 de la directive cadre européenne sur l’eau
il est indiqué que « la commission :
- présente des propositions concernant des normes de qualité
applicables aux concentrations des substances prioritaires dans les eaux
de surface, les sédiments ou le biotope.
- Soumet des propositions de mesures de contrôle visant une réduction
progressive des rejets, émissions et pertes des substances concernées.
»
La commission a fait le choix d’écrire une directive sur
ces questions. Elle a développé un forum de discussion «
multi-stakeholders » afin de favoriser la discussion préalable
à l’élaboration de cette directive. Ce forum est un
groupe d’experts nationaux (Expert Advisory Forum, désignés
par pays). L’EAF « substances prioritaires » est un
organe consultatif, regroupant les représentants des différents
états membres (G. Golaszewski du MEDD pour la France), des organismes
professionnels (M. Gibert et L. Joosten pour EUREAU) et des ONG. Son rôle
est de donner son avis et d’orienter les discussions politiques
sur un certain nombre de sujets techniques. Des sous- groupes spécifiques
ont été créés, sur le monitoring et l’analyse
des substances et sur l’identification des sources de pollution.
L’EAF ne fixe pas lui-même de normes mais donne son avis sur
celles-ci et sur leur mode de calcul (par exemple, mesures moyennes ou
maximum. La fixation des normes est déléguée à
un organisme scientifique, indépendant et agréé.
Pour les substances prioritaires, il s’agit du Fraunhofer Institute
for Environmental Chemistry)
L’avant projet de directive-fille sur les substances prioritaires
( « non paper ») et son résumé sont disponibles
dans le fichier directive-fille.
Le prochain meeting de l’EAF qui a lieu du 14 au 15 juin a pour
but de mettre en discussion le « non paper ».
La proposition de la commission est également soumise à
l’avis du CSTEE (Scientific Commitee on Toxicity, Ecotoxicity and
the Environment) comme le prévoit l’article 16.5 de la DCE.
Le CSTEE est un comité scientifique, dépendant de la DG
santé et protection des consommateurs (DG SANCO) et créé
par la décision n° 97/579/CE du 23 juillet 1997 instituant
des comités scientifiques dans le domaine de la santé des
consommateurs et de la sûreté alimentaire. Cette organisation
a été récemment revue par la décision n°2004/210/CE
du 3 mars 2004 qui refond l’organisation des comités en 3
structures :
- le comité scientifique des produits de consommation (CSPC)
- le comité scientifique des risques sanitaires et environnementaux
(CSRSE)
- le comité scientifique des risques sanitaires émergents
et nouveaux (CSRSEN)
En attendant la modification du système, le CSTEE reste en place.
Il est consulté par la commission pour avis scientifique sur les
questions relatives à la santé des consommateurs et à
la sûreté alimentaire
Stratégies communes des états membres et de la commission sur la mise en oeuvre de la directive cadre
Afin de favoriser les échanges entre états membres et d’harmoniser
les travaux et méthodologies développés, ceux ci
ont mis au point une stratégie de mise en œuvre commune (CIS)
comportant trois phases :
- Développement de documents guides (2001/2002)
- Tests pilotes (2003/2004)
- Manuel de gestion intégrée de bassin versant (2004/2005)
La première phase est maintenant terminée et la dizaine
de groupes de travail qui avaient été créés,
a remis autant de documents guides (sur l’intercalibration, les
pressions et les impacts, l’économie …). Pour plus
d’information, on pourra se reporter aux adresses suivantes :
http://europa.eu.int/comm/environment/water/water-framework/implementation.html
http://europa.eu.int/comm/environment/water/water-framework/progress.html
Cette action est pilotée par un groupe de coordination stratégique
(SCG) formé de représentants de la commission, des états
membres et d’un certain nombre de stakeholders.
La nouvelle organisation, entérinée par les directeurs de
l’eau, est formée par quatre groupes de travail :
- Etat écologique (pilotes : Allemagne, RU et JRC)
- Gestion intégrée par bassin versant (pilotes : Espagne
et France)
- Eaux souterraines (pilote : Autriche)
- Rapportage (pilote : commission européenne)
Les documents guides précédemment élaborés
sont testés sur des bassins versants pilotes. Il y en a une quinzaine
en Europe, dont 3 en France (Marne, Moselle et Escaut).
Actuellement, les états membres prennent de plus en plus de distances
avec ces travaux européens, certains Etats allant même jusqu’à
freiner le processus (ainsi, les Pays-Bas n’ont toujours pas transposé
la DCE car ils craignent un impact trop important sur leur agriculture).
De même, les tests effectués dans les bassins versants pilotes
ne semblent pas tous concluants. La commission entend néanmoins
poursuivre l’activité de ceux ci, en ciblant les travaux
sur des thématiques privilégiées (agriculture et
DCE, programmes de mesures…).
Le schéma d’organisation des travaux DCE et les bassins pilotes
sont indiqués dans le fichier travaux
DCE.
Projet de loi sur l’eau
Le nouveau projet de loi sur l’eau va faire l’objet d’une
large consultation : un premier projet a été rédigé
et sera soumis à l’avis des différents acteurs,
avant de passer en Conseil des ministres à l’automne (délai
plus important que le projet initial). La première version de
ce projet de loi comporte 91 articles et près de 50 pages.
L’avant
projet de loi sur l’eau, actuellement en consultation, a fait
l’objet de quelques remarques ou demandes d’éclaircissement
concernant les points suivants :
La réforme des institutions de bassin
- Le rôle des EPTB
- La création de l’ANEMA
L’avant projet de loi entend réformer l’organisation
des institutions de bassin en créant un comité exécutif
(remplace le conseil d’administration de l’agence), dans lequel
l’Etat est majoritaire. Cette nouvelle organisation devrait renforcer
le rôle du comité de bassin, chargé de définir
les orientations politiques de l’institution de bassin mais surtout
celui de l’Etat qui prend en main l’administration de l’institution
de bassin. Les agences (institutions de bassin) verraient leurs programmes
d’intervention 2007-2012 plafonnés à 11 milliards
d’euros (cf articles 46 et 47) et leurs redevances encadrées
par le parlement
Le rôle des EPTB (Etablissement Publics Territoriaux de Bassin,
légitimés par l’article 46 de la loi n°2003-699
du 30 juillet 2003 sur les risques naturels) est élargi par le
projet de loi qui entend faire de ceux-ci des structures porteuses pour
les études préalables, la mise en œuvre et le suivi
des SAGE (article 43). Ceci permettrait d’apporter des ressources
financières aux CLE mais pose le problème de conflits d’intérêt
car les EPTB sont également des acteurs publics de la gestion de
l’eau à l’échelle des bassins ou sous-bassins
Par exemple, l’IAV (Institut d’Aménagement de la Vilaine)
a été désigné par la CLE comme structure porteuse
du SAGE Vilaine, alors qu’il est également responsable, entre
autre, de l’AEP et d’aménagements hydrauliques. Cette
position inconfortable de « juge et partie » a été
relevée lors de la dernière journée technique de
la section régionale Ouest Bretagne - Pays de Loire de l’ASTEE,
consacrée aux SAGE. De plus, les EPTB auraient également
la possibilité de percevoir des redevances spécifiques par
l’intermédiaire des institutions de bassin (article 49).
Enfin, l’article 51 du projet de loi prévoit la création
d’une agence nationale de l’eau et des milieux aquatiques
(ANEMA), établissement public à caractère administratif,
chargé de mener ou de soutenir au niveau national des actions destinées
à favoriser une gestion globale, durable et équilibrée
de la ressource en eau, des milieux aquatiques, de la pêche et du
patrimoine piscicole et des sports et loisirs nautiques. L’ANEMA
reprendrait et engloberait de ce fait les missions du CSP (Conseil Supérieur
de la Pêche). Son conseil d’administration serait composé
pour plus de la moitié de représentants de l’Etat
et l’agence n’aurait pas de ressources propres. Son budget
serait ainsi principalement abondé par des contributions des institutions
de bassin et des subventions de personnes publiques.
En tant qu’acteurs de la politique de l’eau, l’ASTEE
et ses membres sont invités à faire part de leurs remarques
et leurs propositions sur l’avant projet de loi soumis à
consultation. Toute contribution peut-être adressée au président
de la CREMA (avant le 07 juillet).
Pierre BONARDET doit quitter notre groupe pour poursuivre son cursus de
formation à l’ENPC. Nous le remercions vivement pour ses
contributions..
Glossaire DCE
Dans le cadre de la mise en œuvre de la Directive Cadre sur l’Eau
(DCE), de nombreux documents sont produits. Ces documents devront être
compréhensibles par tous les acteurs du domaine de l’eau
et le public, lors de sa consultation. Pour interpréter de la même
manière les termes employés dans ces documents, et éviter
toute contradiction d'un bassin à l'autre, un glossaire commun
national s'avérait nécessaire. Un groupe national constitué
des DIREN de Bassin, des Agences de l'Eau, du Conseil Supérieur
de la Pêche, de la Direction de l'Eau et de l’Office International
de l’Eau a ainsi sélectionné près d’une
centaine de mots susceptibles d'être couramment utilisés
dans ces documents et proposer une définition pour chacun d’eux.
Dans un certain nombre de cas, ces définitions s'appuient sur des
références juridiques (textes réglementaires) qui
apparaissent clairement dans le glossaire. Ce glossaire est disponible
dans le fichier glossaire.
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