INGENIEUR(E) / POST-DOC

Structure
SIAAP – Direction Innovation

Localisation

Colombes – 92700

Contrat
CDD de 24 mois post-doc / ingénieur(e) (contrat universitaire)

Mission(s)
 
PRESENTATION DU SIAAP ET SA DIRECTION R&D
Le Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne (SIAAP) est une entreprise publique qui transporte et dépollue chaque jour les eaux usées, les eaux pluviales et les eaux industrielles de l’agglomération parisienne. Crée en 1970, il est le seul syndicat interdépartemental d’assainissement des eaux en Europe et la première entreprise publique à l’échelle de la métropole européenne ayant la densité de population la plus élevée (9 millions d’usagers franciliens). Aujourd’hui, le SIAAP possède et opère 6 stations d’épuration, dont celle de Seine Aval qui est l’une des plus grosses d’Europe (1 700 000 m³/j), qui réalisent un traitement complet du carbone, de l’azote et du phosphore par des procédés et technologies divers (biofiltration, décantation lamellaire physico-chimique, bioréacteurs à membranes…). Le SIAAP possède et exploite également un réseau d’assainissement long de 440 km. Enfin, il réalise un suivi de la qualité de la Seine et de la Marne sur son territoire d’opération sur plusieurs paramètres physico-chimiques et biologiques. Le SIAAP c’est 1700 agents de la fonction publique territoriale qui traite chaque jour 2,5 millions de m3 d’eaux usées couvrant un territoire de 1800 km2.
La Direction Innovation est la direction R&D du SIAAP. Elle a pour principales missions (1) la programmation scientifique du SIAAP notamment à travers la coordination de programmes de recherche pluridisciplinaire et (2) l’expertise technique et scientifique auprès de sa Direction générale et des sites opérationnels du SIAAP.

LE PROGRAMME MESEINE INNOVATION
Le présent contrat s’inscrit dans le cadre des actions de recherche du programme MeSeine Innovation.
Né en 2020, le programme MeSeine Innovation vise :

(1) à améliorer la connaissance de l’état des rivières franciliennes, appréhendé par le prisme de leur qualité physico-chimique, de leur imprégnation par les micropolluants et de la diversité du biote

(2) à promouvoir l’innovation dans les outils de suivi de la qualité des eaux de surface

(3) à faire évoluer les outils numériques capables notamment de prédire l’évolution de la qualité des eaux de surface.

Créé pour répondre à ces trois grands objectifs, le programme MeSeine Innovation est construit autour de 3 axes de recherche dédiés :
1. Mieux comprendre nos rivières franciliennes
2. Regarder autrement les eaux de surface
3. Faire évoluer les outils numériques

CONTEXTE DU PROJET PROPOSE
Le système d’assainissement francilien permet de redonner au milieu naturel une eau propre compatible avec l’atteinte des objectifs de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) et propice au développement de la biodiversité. Il arrive néanmoins que le système d’assainissement puisse être perturbé de façon prévue (chômages d’ouvrages de transport et de traitement des eaux usées) ou imprévue (crues, incident technique etc.) conduisant à des perturbations ponctuelles et locales du milieu récepteur.
Le 3 juillet 2019, un incident est survenu sur la plus grande usine francilienne de traitement des eaux usées, Seine aval (SAV), entraînant une modification du traitement du phosphore et des matières en suspension. La perte de l’unité de clarifloculation en charge du traitement de ces paramètres a ainsi conduit à une perturbation du milieu naturel en termes de qualité physico-chimique, bactériologique et biologique. Le milieu naturel a par la suite retrouvé un état initial considéré comme « habituel ». Un travail préalable de plusieurs mois a permis de répondre à de premiers questionnements sur l’impact à courts et moyens termes de cet événement sur l’écosystème « Seine ». Cependant, les conséquences à plus longs termes du fonctionnement adapté du système d’assainissement pendant la phase de reconstruction et plus globalement de ce type d’incident cumulé à des événements climatiques marquants (crue, étiage…) restent en suspens. Le projet Résilience en Seine 2020-2025 permettra alors d’aller plus loin et de répondre à ces questionnements.

OBJECTIFS VISES
Dans la continuité des travaux précédents, ce poste portera sur l’étude de la résilience de la Seine en lien avec le fonctionnement actuel du système d’assainissement. L’impact sur l’écosystème « Seine » comprenant les compartiments eau/sédiment/biotope devra être exploré. Le projet peut se scinder en deux blocs complémentaires, la qualité physico-chimique eau/sédiment et le biotope.

1) Amélioration de la compréhension des mécanismes biogéochimiques régissant la dynamique et le transfert du phosphore au sein de l’écosystème Seine :
Dans un premier temps, il s’agira d’étudier les dynamiques d’apparition et disparation du phosphore dans le milieu naturel en lien avec les efflorescences algales. Le comportement du phosphore dans le milieu naturel est complexe et régi par une combinaison de phénomènes biologiques (nitrification, dénitrification) et physiques (adsorption, sédimentation). Il s’agit d’analyser les données disponibles en Seine de manière plus approfondie et définir et mettre en place un protocole d’extraction du phosphore. Une meilleure compréhension de la spéciation du phosphore est nécessaire pour mieux appréhender les phénomènes de stockage dans le compartiment benthique et de relargage et ainsi compléter de manière plus fine les bilans de flux annuels.

2) L’ingénierie écologique pour accroître la résilience de la Seine vis-à-vis aux évènements exceptionnels (naturels et anthropiques) :
Dans un second temps, les effets sur le biotope (populations piscicoles, macroinvertébrés) devront être explorés. Un premier travail de définition du périmètre d’étude de cette question devra être concrétisé (résilience vis-à-vis des phénomènes naturels ou/et anthropiques + échelle individuelle ou populationnelle, typologie des événements exceptionnels, historique sur le bassin versant de la Seine…). Puis un état des lieux concernant l’état des berges et aménagements en Seine en lien avec l’état biologique (analyse approfondie des données sur les populations piscicoles et les macroinvertébrés) sera réalisé. En fonction de cet état des lieux, des voies de progrès seront à définir afin d’accroître la résilience de la Seine notamment suite à un dysfonctionnement du système d’assainissement (fonctionnalité attendus selon la typologie du peuplement piscicole, fonctionnalité attendus des aménagements présents et fonctionnalités réellement assurées, fragilité des aménagements suite à des dysfonctionnements…). De plus, des scénarios de criticité croissante et modélisation de l’impact d’un incident sur la Seine pour étudier la réactivité / sensibilité seront évalués. En fonction des résultats globaux, des perspectives devront être proposées pour la poursuite du projet (expérimentations à petite échelle, suivi de site(s) atelier(s)…)

Profil recherché

Niveau d’étude souhaité : Bac +5 minimum
Compétences : Connaissances générales en bio-géochimie des systèmes aquatiques ou en ingénierie écologique / suivi des populations. Un attrait pour la modélisation serait très appréciable.

Expérience souhaitée

Type de contrat : CDD de 24 mois post-doc / ingénieur(e) (contrat universitaire)
Démarrage : Novembre 2020

Salaire
nc

Inscrivez-vous à notre newsletter
S’inscrire
Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux