L’Astee recherche un stagiaire : Offre de stage : Février – Juillet 2023

ANALYSE DES RETOURS D’EXPERIENCE DE PROJETS DE REHABILITATION DES PETITES RIVIERES URBAINES SOUS L’ANGLE DES SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES

CONTEXTE

Le groupe de travail « Petites rivières urbaines » de l’Association scientifique et technique pour l’eau et l’environnement (Astee), soutenue par l’Office Français de la Biodiversité (OFB), souhaite travailler sur l’apport des Sciences Humaines et Sociales (SHS) aux projets de réhabilitation des petites rivières urbaines. Ce travail s’inscrit dans la continuité de travaux passés consacrés à la réhabilitation des rivières urbaines ayant donné lieu à la production de plusieurs documents témoignant de l’intérêt des
projets de restauration de rivières en ville notamment à travers la démonstration de leur caractère multi-bénéfices (ouvrage présentant des retours d’expériences, vidéos, visites de terrain).

Le groupe de travail de l’Astee réunit des chercheurs, gestionnaires intervenant dans des structures diverses (collectivités, bureaux d’étude, associations, laboratoires de recherche, etc.) sur l’ensemble du territoire français.
Un premier travail bibliographique a confirmé l’absence de guide permettant d’accompagner les gestionnaires dans la mise en œuvre des projets de réhabilitation de petits cours d’eau urbains sur le volet SHS. L’objectif du groupe de travail PRU est de produire un tel livrable, en s’appuyant sur des
retours d’expérience.

OBJECTIFS DE LA MISSION.

L’objectif de la mission est de rendre compte des enjeux associés aux différentes phases des projets de
réhabilitation des petites rivières urbaines sous l’angle des sciences humaines et sociales. Les phases identifiées sont les suivantes :

1) émergence du projet,

2) conception du projet,

3) mise en œuvre du projet (réalisation, travaux)

4) vie du site post-travaux.

Ce travail s’appuiera sur l’analyse d’études de cas (en partie identifiées en amont par les membres du groupe de travail) constituant aussi bien des
réussites que des échecs.
Le travail s’inscrit à deux niveaux de lecture complémentaires.

1) Il s’agira d’une part de renseigner pour chacune de ces phases les différents problèmes soulevés et réussites. Pour cela, le (ou la) stagiaire s’appuiera sur une grille de lecture construite par le groupe de travail visant à renseigner les acteurs mobilisés (élus ; techniciens ; services techniques ; autres services non liés à la gestion de l’eau ; experts ; habitants ; usagers ;
associations ; propriétaires riverains ; autres). Il s’agira de déterminer le rôle qu’ils ont joué et la manière dont ils ont été (ou non) associés dans le processus. Des recherches pourront être menées sur l’intégration du projet dans une politique biodiversité de la ville (dans le PLU, TVB, etc..) et si celle-ci a facilité la réalisation et la vie du projet. De même, l’intégration du projet dans d’autres politiques du territoire fera l’objet d’une attention. Il s’agira également d’identifier les difficultés rencontrées par les porteurs de projets (élus, maitres d’ouvrages, gestionnaires, etc.) et les moyens mis en œuvre et leviers pour les surmonter. Les solutions techniques relevant des SHS mises en place seront inventoriées (procédures de concertation,
enquêtes, visites de terrain, etc.).

2) Il s’agira d’autre part de documenter de manière plus approfondie les démarches originales proposées et reposant sur les savoirs produits par les SHS pour dépasser un certain nombre d’enjeux. Cette analyse portera sur une étape ou une dimension particulière d’une étude de cas (et non sur l’intégralité) afin de restituer de manière fine les solutions déployées à la fois
du point de vue technique (méthode) que contextuel (objectifs des porteurs). Une attention particulière sera portée sur le devenir des sites après travaux qui fait rarement l’objet d’une anticipation (difficultés en termes d’entretien, gestion de la végétation, suppression / remplacement des usages, fréquentation, sécurité, …).
En complément, des études de cas originales ou exemplaires à l’international pourront être inclues à l’étude afin de fournir des éclairages innovants afin d’illustrer ces propositions.
La mission s’articulera autour de plusieurs étapes :
– Sélection des études de cas (à partir de l’inventaire réalisé par le groupe de travail de l’Astee qui sera mis à jour)
– Analyse de la littérature grise propre à chaque cas d’étude et visite de terrain
– Elaboration d’une grille d’entretien et réalisation d’enquêtes auprès de personnes ressources
– Réalisation de fiches de retour d’expériences (modèle défini par le groupe de travail)
– Synthèse
Le stagiaire participera de façon active au groupe de travail de l’Astee « petites rivières urbaines ». Il aura en charge la mise à jour régulière d’un dispositif d’information des membres du groupe de travail quant aux démarches engagées, résultats obtenus, recherches d’informations, interrogations. Lors de ces réunions, l’avancement des réflexions engagées dans le cadre de ce stage sera soumis à discussion.
Les membres du groupe de travail pourront à cette occasion émettre des avis sur l’orientation des travaux du stagiaire. En effet ces travaux de stage contribueront à produire un document à destination des collectivités et des différentes parties prenantes de ce type d’opération afin de mettre en lumière l’apport des sciences humaines et sociales dans les projets de réhabilitation des petites rivières urbaines. Les travaux engagés dans le cadre de ce stage devront être donc conduits dans cet objectif.

Le groupe de travail recherche 2 stagiaires qui auront des missions similaires mais sur des terrains différents.

CONTEXTE INSTITUTIONNEL DU STAGE 

Le stage s’intègre dans les activités de l’Astee et de son partenaire l’Office Français de la Biodiversité.

L‘Astee (Association scientifique et technique pour l’eau et l’environnement) est une association reconnue d’utilité publique créée en 1905. En 2022, l’Astee rassemble à l’échelle nationale plus de 4 000 membres : professionnels du secteur public et du secteur privé intervenant dans les services publics locaux de l’environnement (eau potable, assainissement, déchets et propreté, gestion de la ressource en eau et des milieux aquatiques, etc.). L’association produit et diffuse une information scientifique et technique de référence. Pour ce faire, elle compte 40 groupes de travail répartis en 5 commissions et 2 comités transversaux. Elle édite une revue mensuelle Techniques Sciences Méthodes (TSM) et des ouvrages dans le domaine. Elle organise 15 à 20 évènements par an (journées locales,
visites techniques, congrès, conférences internationales). Elle est implantée sur le territoire national au travers de ses 13 sections territoriales, facilitant ainsi la diffusion de la connaissance et le recueil des attentes locales.

L’OFB (Office français de la biodiversité ) a été créé pour protéger et restaurer la biodiversité. Fort de 2800 agents répartis sur tout le territoire national, il contribue, s’agissant des milieux terrestres, aquatiques et marins, à la surveillance, la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité ainsi qu’à la gestion équilibrée et durable de l’eau en coordination avec la politique nationale de lutte contre le réchauffement climatique (loi n°2019-773 du 24 juillet). Pour y contribuer, l’Office s’appuie
sur ses centres de ressources qui ont pour missions le développement des compétences et le renforcement des capacités des acteurs en charge de la mise en œuvre des politiques publiques, selon un mode de travail multi-partenarial et collaboratif. Ainsi le centre de ressources Cours d’eau participe au partage des pratiques entre professionnels des milieux aquatiques et au transfert des connaissances sur la préservation et la restauration des rivières.

PROFIL RECHERCHÉ

Niveau requis Master 2 en géographie, sociologie ou urbanisme
– Intérêt pour les milieux humides/rivières et la gestion de l’environnement
– Intérêt pour la question de la nature en ville
– Intérêt pour la pratique du terrain

Compétences nécessaires
– Méthodes d’enquêtes (entretiens)
– Notions en matière de gestion des cours d’eau et/ou urbanisme
– Capacité de synthèse et qualité rédactionnelle

CONDITIONS MATERIELLES DU STAGE
– Le stage couvre une durée 6 mois (à partir de février 2023).
– Lieu du stage : Nanterre et déplacements sur le terrain
– Indemnités de stage selon le taux en cours pour 35h/semaine
– Les frais de missions seront pris en charge.

CANDIDATURE
Envoyer une lettre de motivation et un CV à : marie-anne.germaine@parisnanterre.fr et pascale.barres@astee.org avant le 02 décembre 2022.

Le recrutement du stagiaire se fera suite à un entretien

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