De l’écotoxicologie à la biosurveillance :
L’écotoxicologie aquatique vise à décrire i) les effets des contaminants aux différents niveaux d’organisation biologique du vivant, de la molécule à l’écosystème, et ii) le comportement de ces derniers au sein du biote (i.e. concentration interne, transfert trophique…).
La compréhension des mécanismes écotoxicologiques permet l’identification de métriques biologiques capables de traduire en retour, par leur analyse, la qualité de l’eau.
La biosurveillance correspond à l’utilisation de ces métriques biologiques.
Elle peut ainsi permettre de révéler la présence de contaminants chimiques, principalement les micropolluants, soit de façon directe via des approches bioanalytiques ou des mesures de bioaccumulation ; soit de façon indirecte au travers des effets qu’ils provoquent, qu’ils soient d’ordre général (e.g. mortalité, croissance) ou plus spécifiques en considérant leurs modes d’action précis (e.g. neurotoxicité, perturbation endocrinienne). Elle peut s’appliquer à différents cas d’usage (e.g. impact d’un effluent, efficacité d’un traitement) et sur différents types de masses d’eau (douce, saumâtre, souterraine, usée, pluviale, …).